BNP Paribas, Lendosphere, Enerfip et Lumo passent à la blockchain

Déjà impliquée dans la blockchain, BNP Paribas s’est associée avec les trois acteurs du crowdfunding que sont Lendosphere, Enerfip et Lumo pour faciliter les opérations de manière sécurisée.

Avec la mise en place par l’Etat français d’émettre prochainement des minibons pour les titres des PME, BNP Paribas Securities Services implantée également à Londres  et New York, s’est associée avec Lendosphere, Enerfip et Lumo, spécialistes du crowdfunding dans le secteur des énergies renouvelables.

La blockchain, le crowdfunding et l'environnement constituent des pilliers de développement pour la banque

La blockchain, le crowdfunding et l’environnement constituent des piliers de développement pour la banque

« La technologie blockchain est particulièrement adaptée aux besoins de levées de fonds des entreprises non cotées car les volumes des transactions sont généralement plus faibles que pour les sociétés cotées. Cette technologie pourrait en outre permettre une standardisation des processus dans la gestion du cycle de vie des minibons» explique Marc Younes, responsable business management au sein du Innovation & Digital Lab de BNP Paribas Securities Services.

Ce partenariat fait suite à l’annonce par BNP Paribas Securities Services en avril dernier d’un projet de plateforme censé permettre aux entreprises non cotées d’émettre des actions sur le marché primaire et, au final, de donner aux investisseurs un accès au marché secondaire via la technologie blockchain.

Un marché colossal

Le marché de crowdfunding est très porteur il est passé de 78 millions d’euros en 2013 à plus de 150 millions d’euros en 2014. A l’échelle européenne, il représente près de 15 milliards d’euros.

Quant aux marchés de l’écologie et de la transition énergétique, ils sont les moteurs de l’économie pour les années à venir et représentent des investissements colossaux d’où le positionnement de la banque.

Pour la banque qui soutient fortement les investissements dans les énergies propres, c’est également un moyen de se rapprocher des PME parmi lesquelles de nombreuses start-ups devraient exploser sur un secteur à très forte croissance.

Patrice REMEUR